COMMENT INTEGRER AU TENNIS DE TABLE CE QUE L’ON APPREND A L’ENTRAINEMENT ?

Salut, au tennis de table, tu vas devoir apprendre à implémenter ce que tu apprends TECHNIQUEMENT ET TACTIQUEMENT, en suivant un processus simple à énoncer mais complexe à appliquer qui se décompose en 4 étapes :

– L’entraînement

– Les matchs d’entraînements

– Les matchs officiels (les situations banales)

– Les matchs officiels (les points décisifs)

Ce n’est que lorsque tu seras capable d’obtenir un bon ratio de régularité (7-8/10) sur les points décisifs en matchs officiels que tu sauras que tu maîtrises enfin le service, la remise, le geste technique que tu auras très durement travaillés.

L’ENTRAÎNEMENT

Un entraînement se compose d’exercices structurés autour de schémas de jeu. Tous ces exercices comportent un ou plusieurs objectifs à réaliser pour te permettre de progresser le plus rapidement possible. On est généralement amené à alterner les rôles de chaque partenaire pour obtenir le nombre de répétition nécessaire à la réalisation, puis à l’amélioration des gestes techniques demandés. La durée idéale d’un exercice est comprise entre 7 et 10 mn par personne. La durée idéale d’un entraînement collectif se situe entre 1 h 30 et 2 h.

Lorsque tu t’entraines, c’est le moment où tu dois être 100 % focus sur ce que tu ressens. Le premier focus est de se concentrer sur les sensations gestuelles. Le tennis de table est un sport où tu dois en même temps bouger avec une énorme vélocité corporelle et faire preuve d’une finesse technique hors pair lorsque tu touches la balle. C’est l’une des raisons pour laquelle il est si impressionnant de le voir pratiqué à haut niveau, car même un non-pongiste peut se rendre compte de sa technicité lors des échanges-rallyes entre professionnels.

Plus le mouvement de ton corps  va être précis, plus régulièrement tu vas toucher la balle ce qui te permettra de comprendre de mieux en mieux ce qui se passe à l’impact. Rester penché sur l’avant des pieds, pousser sur la jambe  gauche pour faire son top spin coup droit font partie de l’immensité des déplacements que tu vas devoir mettre en place.

Le deuxième focus qui arrive très rapidement va porter sur tes sensations. Comment touches-tu la balle à l’impact ? Avec quelle vitesse ? Avec quelle trajectoire ? Avec quel angle de raquette ? Les sensations que tu vas développer sont tellement propres à chaque individu que la seule évaluation que l’on peut apporter concerne l’efficacité de tes balles. La qualité moyenne de ces balles va définir ton niveau de jeu et par la suite ton classement mais avant d’en arriver là…

Lorsque tu es à l’entraînement, C’EST LE MOMENT OU TU DOIS ÊTRE  ÉGOÏSTE ET ÉGOCENTRIQUE. En effet, une fois les consignes comprises et assimilées, tu dois produire chaque coup de raquette avec 3 visions exécutrices qui vont se mélanger :

  • Je dois réussir la séquence proposée en volume (mettre un certain nombre de balles sur la table)
  • Je dois petit à petit jouer des balles avec la meilleure qualité possible
  • Je fais réellement des efforts aussi bien physiques, que techniques surtout lorsque je suis fatigué

« Oui mais si je suis à fond, mon partenaire ne me renvoie pas la balle et donc on ne fait jamais d’échange »

— Si ton partenaire a le niveau minimum pour s’entraîner avec toi… pour ma part je m’entraine avec des joueurs classés parfois 7-8. Et même avec autant de classement d’écart, j’y trouve de l’intérêt, je choisi de leur faire passer un sale quart d’heure en ma compagnie hihi… Même si la balle revient moins souvent au début, comme tu prends l’habitude de mettre de la qualité, ce sera beaucoup plus facile de l’intégrer par la suite en match d’entraînement.

Il est très arrogant de ta part et contreproductif  de penser que ton partenaire ne va jamais s’adapter. La réalité, entraînement après entraînement ton partenaire va progresser, car il va s’habituer à tes services, à tes remises et à ta qualité de balle. Sa progression lui permettra de mieux remettre bon nombre de tes coups. Cela te forcera donc à encore mieux jouer pour non seulement atteindre les objectifs donnés mais également raccourcir ton temps d’apprentissage.

À l’entraînement, TA TOUTE PREMIÈRE OBSESSION C’EST TOI, tu dois apprendre à repérer, produire, analyser chaque mouvement de ton corps. Plus ta sensibilité sur les mouvements que tu fais va s’affiner, plus ce sera facile pour toi de les corriger. Tu dois le plus rapidement possible identifier les situations, schémas, exercices et états de fatigue où tu rentres dans le rouge… ET DONC OU TU PROGRESSES LE PLUS.

Concentre-toi sur ce que TU AS A FAIRE, concentre-toi sur ce que TU FAIS.

LES MATCHS D’ENTRAÎNEMENTS

C’est la première étape qui arrive sur le chemin de ta progression. Naturellement, comme tu vas compter les points pour te départager avec ton adversaire, tu ne vas pas réussir atteindre le même état de relâchement  qu’à l’entraînement.

Je te rassure c’est tout à fait normal, LE POINT COMPTE VRAIMENT et cela a une incidence directe sur ta victoire ou sur ta défaite à la fin de la rencontre.

C’est à partir de ce moment-là qu’interviennent les différentes notions de :

COURAGE

APPLICATION 

DÉTERMINATION

EXPÉRIMENTATION

Du courage, car il va falloir oser prendre toujours cette petite prise de risque technique pour obtenir des résultats. Ces résultats vont te donner de la confiance pour recommencer malgré beaucoup de fautes au tout début.

Lors de tes tentatives, tu devras faire preuve d’une extrême application pour que chaque coup de raquette te rapproche un peu plus de la vérité technique. Cette vérité te permet dans un premier temps de simplement renvoyer la balle puis accentue ta capacité à gagner les points. Avoir le courage de tenter des améliorations techniques ne te rapprochera pas de ton objectif si tes tentatives ne sont pas en lien avec ton niveau réel ou espéré.

Une énorme détermination, car tu ne sais jamais quand tu vas finir par assimiler quelque chose définitivement. Il n’y a aucun chemin précis, la seule variable que tu peux observer pour te rassurer est : combien de joueurs maîtrisent ce que je tente de mettre en place ? Si ce nombre dépasse de loin les 1500 premiers joueurs, c’est qu’il existe autant de façons d’y arriver que de personnes. Si le geste technique que tu travailles spécifiquement est pratiqué par peu de joueurs, c’est fort probable que ce ne soit pas du tout adapté à ton niveau de jeu.

Et enfin ne jamais s’arrêter d’expérimenter  de nouvelles choses, je ne le répéterai jamais assez. C’est lorsque tu veux se rassurer et tu arrêtes d’expérimenter, ton  niveau de jeu va stagner puis régresser. Ce n’est pas une raison pour ne pas garder des enchaînements gagnants ou des remises efficaces. Il s’agit plutôt de renouveler tous les ans 15 à 30 % de son jeu pour booster sa capacité d’adaptation et dominer sa peur de l’inconnu un maximum de fois. L’INCONNU EST-CE QUI PARALYSE LE PLUS UN PONGISTE, l’apprivoiser est donc une question de survie.

C’est  en pratiquant les matchs d’entraînements que certains joueurs commencent à ne pas faire la différence entre ce qu’ils font et ce qu’ils doivent faire pour progresser. C’est insidieux, cela n’intervient pas tout de suite, car lorsque tu es débutant, tout est un challenge. Tu n’as donc aucun mal à donner le meilleur de toi-même contre tout le monde, car tu fais partie des plus faibles. Mais dès l’année suivante et pour tout le reste de ta carrière pongiste, tu vas être avec l’entraînement adéquat plus fort que beaucoup de joueurs. À cet instant, tu as deux choix :

soit tu commences à gagner ces rencontres mais en t’économisant sans chercher à jouer ton meilleur tennis de table.

— soit tu TUES TON EGO et tu éclates tes adversaires du jour ; s’ils s’entraînent correctement, ils auront très vite fait de te poser tout un tas de problèmes. Et en les jouant à fond sans les dénigrer, tu auras accéléré leur progression et par conséquent la tienne…

C’est bien d’être exigeant envers toi-même mais tu ne pourras pas tout assimiler à la fois. INTÈGRE DANS TON JEU UN OU DEUX GESTES TECHNIQUES A LA FOIS et contente-toi du minimum syndical pour le reste. Si ton entraînement est bien structuré, tu vas tout tester, c’est juste une façon pour l’entraîneur de faire découvrir toutes les facettes du ping au pongiste. Chaque joueur qui compose le groupe d’entraînement ayant des sensations et des capacités différentes, il est normal qu’il y ait des choses qui te passionnent et d’autres beaucoup : tu les expérimenteras de toute façon. Tu découvriras est-ce que tu peux en tirer profit au fil du temps. Et notamment si ta courbe de progression reste constante sur tes 10-15 premières années de tennis de table.

Les matchs d’entraînements sont le deuxième moment idoine pour se mettre minable physiquement. Peu importe si tu perds un joueur de ton club plus faible après une session de 2 heures. Et ceux même si lui vient d’arriver et qu’il est frais comme un gardon. Ce qui compte réellement, c’est ta capacité à avoir fait le maximum d’effort mental pour garder ta concentration.

Des efforts physiques pour continuer de rester bas sur les jambes et  pousser sur les pieds à chaque déplacement. Des efforts techniques pour mettre en place tes objectifs prioritaires du moment. Chaque coup de raquette sur un de tes objectifs techniques que tu vas mettre sur la table va te faire avancer trois fois plus vite. 90 % des joueurs stoppent leur session de matchs d’entraînements beaucoup trop vite, CONTINUE DE JOUER MÊME QUAND TU ES CRAMÉ.

LES MATCHS OFFICIELS (SITUATION BANALE)

Lorsque tu commences un match officiel, ton niveau de pression va augmenter sensiblement dès le début de la rencontre. Il va ensuite fluctuer  en fonction du déroulement du match.

L’étape numéro un pour intégrer de nouveaux éléments à ton jeu, c’est de profiter des situations banales, celles qui ont le moins de conséquences pour la victoire finale. Je suis toujours surpris du manque de courage dont font preuve les joueurs, même dans les situations les plus banales.

À 0-0 au premier set, il n’existe pas de meilleurs moments pour tenter de mettre en place la prise d’initiative derrière ton service.

« Oui mais souvent je me contente de pousser et l’adversaire me donne 2-3 points sans que je fasse de gros efforts »

— C’est sûrement vrai mais si tu regardes à la loupe les adversaires qui te donnent ces points, je parie que ce sont à 90 % des adversaires plus faibles que toi et malgré les  fautes que tu vas commettre en intégrant des nouveautés, tu auras toujours mille et une options pour gagner. Les matchs ou tu joues en contre sont, pour ainsi dire, les adversaires idéaux pour appliquer ses nouvelles techniques.

« Oui mais qu’est-ce que je fais si je fais la faute sur les 2-3 premiers tops spins, que je tente et que l’adversaire n’a presque rien fait de dur »

— PER-SE-VERE mais avec de l’intelligence tactique. Il ne sert effectivement à rien de faire 11 fautes directes et  prendre 11-3 en invoquant une progression future, le set reste raté. Comme toujours, il existe plus d’une solution pour avancer. Tu peux dans un premier temps continuer à intégrer le geste technique en question mais avec beaucoup moins d’ambition. Par exemple, tu continues d’attaquer mais tu privilégies la diagonale avec moins de profondeur et de vitesse qu’au début du set afin d’augmenter ton volume de balle sur la table.

Ou tu retrouves le système de jeu qui te donne confiance et qui te permet de marquer les quelques points qui te permettent de recoller. MAIS dès que possible, essaye d’imposer tes objectifs techniques, car si tu finis par gagner le set sans le faire tu vas te convaincre que c’est la seule solution viable pour toi et ton futur … Alors que la victoire dans ce set n’est en réalité que la conséquence directe de la réalité,ton adversaire est moins bon que toi dès le départ.

Est-ce que tu vas réussir du premier coup ? Certainement pas… Mais voici où se situe la clé de compréhension ULTIME : tu dois ACCEPTER DE SACRIFIER des centaines de matchs pour intégrer ce que tu bosses, car c’est L’UNIQUE FAÇON POUR EN GAGNER DES MILLIERS.

Plus ta capacité d’intégration sera forte, plus ton pourcentage de victoire sera élevé. Tu seras dans une situation hyper confortable, car tu seras sans cesse en train de te projeter vers les 2-3 prochains classements au-dessus qui te résistent encore.

Mais ne nous y trompons pas, plus ton ACHARNEMENT à répéter gestuellement tes objectifs en match d’entraînement sera prononcé, plus facile sera l’intégration en matchs officiels.

Il n’existe pas de meilleurs moments que les matchs officiels  au ping pour progresser. Plus tu te recroquevilles sur tes acquis en matchs d’entraînement lorsque tu es en difficulté, plus ce sera dur de l’ajouter dans ton jeu même à 0-0.

L’idéal,  c’est rendre chaque nouveau mouvement, RÉGULIER, AUTOMATIQUE, INSTINCTIF. Chaque mouvement doit devenir  évident à chaque fois que tu te présentes à la table. Tu vas l’ancré profondément dans tes habitudes que faire ton ancien geste technique te paraîtra bizarre ou encore mieux, T’ÉNERVERAS AU PLUS HAUT POINT.

Si l’entraînement est le lieu où tu dois pousser ton ego et ton égocentrisme à leur maximum, le match officiel est l’endroit où tu dois être 100 % focus sur ton adversaire. Une fois à la table, tu dois devenir le plus fin observateur de ton adversaire et déceler le plus rapidement possible ses forces et ses faiblesses, le type de balles qu’il aime et celles qu’il déteste.

C’est ce qui te permettra de mettre en place petit à petit la solution tactique à court terme pour gagner les points suivants et prendre confiance. Mais également la solution tactique globale pour faire pencher le match en ta faveur malgré une difficulté accrue. Par exemple, les défenseurs ont cet avantage énorme, leur système de jeu nous impose une série d’enchainement technique et tactique auquel nous sommes peu habitués. Et en même temps, leur système nous emmène dans une bataille avec  une dimension physique plus importante qu’à  l’accoutumée.

C’est le moment ou ta dimension tactique te permet d’exposer tout son potentiel. C’est le moment où tu vas devoir identifier les schémas qui se répètent pour te garantir un matelas de confiance. Non seulement en fonction du niveau de l’adversaire, mais également de ses propres points forts et points faibles.

 On sait notamment que les joueurs classés 500 n’apprécient pas les balles coupées dans le plein coup droit, car ils ne savent pas quoi en faire.

On sait  que les joueurs avec picots ont tendance à venir faire leur remise de service partout au-dessus de la table et même dans leur zone courte coup droit au service. Cela les handicapent fortement pour enchaîner avec une seconde touche de balle de bonne qualité,  la majorité sont pétrifiés à l’idée retoucher la balle avec leur backside quelques classements plus tard.

Aujourd’hui j’ai toujours une ou plusieurs solutions tactiques passé les trois premiers points contre n’importe quel adversaire. Cela ne me garantit en rien la victoire ou l’ascendant sur le joueur en face. Pas parce que je suis un pongiste particulièrement extraordinaire mais parce que j’ai au cours de ma carrière identifié des schémas. Ils se répètent inlassablement et m’ont permis, avec une exécution juste, de prendre l’avantage dans de nombreuses rencontres.

C’est l’une des raisons pour laquelle je n’abandonne pratiquement jamais une rencontre, tu es toujours à un enchaînement technique près de reprendre le contrôle du jeu. Plus tu as d’imagination et de certitudes sur certains systèmes, plus tu as de chance de trouver la faille dans le jeu de ton opposant.

LES MATCHS OFFICIELS (POINTS DÉCISIFS)

C’est là, c’est maintenant où tout se joue, ou les choix que tu vas faire vont te rapprocher de la vérité technique et tactique. Tout d’abord, qu’est-ce qu’un point décisif ?

À mon avis il y a plusieurs éléments permettant de le définir :

Mon premier sentiment est que le point doit véritablement être important pour le gain du set ou du match et donc que les deux joueurs ressentent de la pression. En somme si je mène 10-4 et que le joueur sert, même si vais gagner le set ce n’est pas un point décisif, car le gain du set ne fait plus beaucoup de doute (oui ,oui, je sais on peut perdre avec autant de points d’avance mais sur 95 % des cas, le joueur va conclure).

Tu peux à cet instant réussir des gestes techniques fabuleux, car tu sais que ce n’aura aucune incidence sur la suite du set. Pourquoi ? Car tu vas être relâché musculairement et mentalement et tu pourras réussir autant de choses difficiles à cet instant ; cela ne voudra absolument pas dire que tu t’es rapproché de la maîtrise.

Une fois cela énoncé, on peut distinguer différents types de points décisifs :

  • Les points décisifs pour marquer un set ou dans les points d’écarts (à partir de 10-10)
  • Tous ceux de fin de set qui te rapproche 10 partout : 9-7, 9-8, 9-9, 10-9
  • Et ceux qui sont décisifs uniquement si tu es dominé : 8-6, 9-6
  • Certains également décisifs au début de set mais il faudrait encore trois mille mots pour tout expliquer (ce sera pour une autre fois)

Et leur importance varie, selon que tu es au premier set,  au deuxième set en ayant perdu ou gagné le premier set, au troisième set à égalité ou en étant mené deux set à zéro.

Mais c’est lorsque tu vas appliquer ton nouveau geste technique avec ce fameux ratio de 7/8 sur 10 sur ces points décisifs que tu sauras clairement que tu peux compter dessus dans toutes les situations et que c’est parfaitement assimilé. En fait, pour atteindre ce type de réussite il faut toujours viser le 10/10 sinon tu n’y arriveras jamais. Il faut en la matière vraiment viser la lune pour atterrir dans les étoiles…

« Oui mais à chaque fois que j’essaie de faire ce qui me paraît juste sur ces points décisifs je fais trop de fautes et donc je n’ose plus »

— La première raison, c’est que tu te paralyses en début de set sur des situations banales, là où les points ont moins d’importance. Tu veux par la suite prendre un bon réflexe et  tu réessayes sur ces points décisifs. D’où l’intérêt de s’exercer dès le début de set, car même si tu ne connais pas tout de suite beaucoup de réussite. Toutes ces tentatives vont te permettre de te régler pour mieux te préparer, te placer, accélérer. Et avec le « boost de concentration », l’adrénaline que va te procurer l’importance de ces points, ton niveau de réussite va augmenter encore et encore…..

— La deuxième raison pour laquelle tu n’arrives pas à intégrer de nouveaux gestes techniques, c’est que tu cherches immédiatement la perfection.

Si le top spin coup droit sur balle coupée est ton objectif principal, voici un énorme problème.

 Si tu essaies de le faire en touchant la balle tôt, avec plein d’effet, dans l’angle ouvert, en durcissant à l’impact  et dans une situation de forte pression… Il est tout à fait normal que tu le rates.  Si tu ne maîtrises pas un geste en étant dans une situation confortable, à l’entrainement pour commencer.

Tu ne vas certainement pas  réussir une version pratiquement parfaite lors d’une compétition, en étant dominé et avec un maximum de pression sur tes épaules.

— La troisième raison pour laquelle tu ne réussis pas à intégrer ce nouveau geste dans un moment décisif ne dépend pas que de toi. Ton adversaire réussit à se relâcher et à mettre tellement de qualité dans ces balles qu’il te faudrait une exécution quasi parfaite d’un geste que tu ne maîtrises pas. La différence de niveau technique ne te permet donc pas d’exister dans ce duel.

À chaque fois qu’un nouveau défi technique et tactique t’attend au tennis de table, tu vas devoir repasser par ces 4 étapes. OUI OUI OUI, il y a des joueurs qui vont réussir à gravir les échelons jusqu’à un bon classement en s’affranchissant de certaines règles  mais ils sont loin d’être la majorité.

L’un des plus grands défis du pongiste est de tellement bien s’entraîner qu’il va littéralement raccourcir son temps d’apprentissage et de maîtrise de tout ce qu’il entreprend. C’est pour cette raison que les joueurs et joueuses pros parviennent à atteindre des niveaux aussi extraordinaires.

Je ping donc je suis

JONAS MITONGA

Relu et corrigé par Vincent Rothenburger.

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